mercredi 2 janvier 2013

LE CARNAVAL DES AMES

Titre original : Carnivals of Souls
Réalisé par : Herk Harvey

USA - 1962

Avec :   Candace Hilligoss, Frances Feist, Sidney Berger, Art Ellison, Stan Levitt, Tom McGinnis, Forbes Caldwell, Dan Palmquist, Bill de Jarnette, Steve Boozer, Pamela Ballard, Larry Sneegas, Cari Conboy, Karen Pyles, T.C. Adams















Résumé :
Suite à un défi, un groupe de jeunes gens se lance dans une course automobile improvisée. Mais alors qu’ils roulent sur un pont, l’un des conducteurs perd le contrôle du véhicule et tombe à l’eau. Seule Mary en réchappe. De retour en ville, elle prépare son départ : organiste, elle a trouvé un emploi dans une église. En route vers son nouveau lieu de résidence, elle remarque un parc d’attraction qui semble abandonné.
Petit à petit, elle semble victime de visions, et se croit entre autres poursuivie par un homme mystérieux qu’elle seule semble voir.




Un partage De Muaddib pour le Zomblard
merci à toi mon ami !!!!



INFOS SUR LE DL :

Qualité
: DVDrip
Format : .avi
Langue : Anglais
Sous-titre : Français


Le petit plus du Dr Zomblard : Parfois, à l'instar de David Vincent, on mène une vie normale, on suit les sentiers battus et puis, un jour, par curiosité, on décide de s'en écarter et là, on découvre un chef-d'oeuvre.

C'est ce qui m'est arrivé un soir d'Halloween sur Arte au visionnage de Carnival of Souls, réalisé par Harold « Herk » Harvey (1962). Vous ne connaissez peut-être pas ce réalisateur, et pour cause : ce fut son unique film. Mais vous n'avez pas le droit d'ignorer son oeuvre.

Dans la famille des films de morts-vivants, je vous présente le Père. Un film d'une rare intensité qui influença George Romero (il réalisera son Night Of The Living Dead six ans après), mais aussi David Lynch ou encore Rod Serling (cf. La Quatrième dimension).

Pour certains cinéphiles/phages, Carnival of Souls aurait très bien pu prendre la place de La Nuit des Morts-vivants de George A. Romero, et les deux films partagent plus d’un point commun : outre que leurs auteurs sont tous deux issus du cinéma institutionnel et ont signé un film destiné au circuit des drive-in, ce sont deux œuvres dont la portée et l’influence furent considérable Seulement voilà… La Nuit des Morts-vivants a connu la carrière que l’on sait, et Carnival of Souls est tombé dans l’oubli.

Il n’est pas prouvé que Herk Harvey ait eu connaissance de ‘The Hitch Hiker’, un épisode de la série ‘The Twilight Zone’ avec lequel il offre pourtant de nombreuses similitudes. Mais à l’heure où les thrillers sans twist deviennent minoritaires, il serait absurde de limiter Carnival of Souls à une simple matrice shyamalanesque, et ce même si Sixième Sens lui emprunte certainement beaucoup. Si Carnival of Souls reste une influence persistante, c’est en grande partie grâce à son imagerie, en partie héritée de l’expressionnisme allemand.

Certaines compositions de cadre frappent durablement l’esprit, on citera par exemple la lente sortie des spectres hors de l’eau, à laquelle George A. Romero rendra d’ailleurs hommage dans son Land of the Dead. La musique contribue également à l’étrangeté du film, ces lentes mélodies jouées à l’orgue semblent plus proches de celles qui s’échappent d’une fête foraine que de celles que pourrait jouer Mary à l’église.


Bref vous l'aurez compris vous avez là un petit bijou des plus angoissants avec ces morts-vivants, outrageusement grimés de blanc et aux yeux cernés de noir qui pourraient prêter à sourire, n'eût été l'atmosphère malsaine dans laquelle ils évoluent.
Un petit mix des critiques provenant d'horreur.net & vdclassik.com

6 commentaires:

  1. Un classique indispensable, une vraie claque la première fois que je l'ai vu...

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  2. Idem, ainsi que les fois suivantes, alors qu'il était en vhs dégueu enregistrée je ne sais où. Quelle beauté ce film... En revanche, je suis pas trop d'accord sur le rapprochement avec "Night of the LD" du mix de critique. L'approche et Carnival est quasi poétique, sensuelle, surtout basée sur l'ambiance, un peu comme la "la Nuit du chasseur" dont la force réside dans l'attente, la lenteur, et les moments de pause en général oniriques (la scène de la barque, la vieille sur le rocking-chair, la silhouette de Mitchum sur la colline).
    Le Romero, même magnifique et tout, reste quand même un film d'action/horreur/suspense, qui laisse peu de place à l'imagination (au moment du visionnage en tout cas). Tandis qu'aujourd'hui, "Carnival" en dérouterait plus d'un, car il est justement inclassable.
    Il me semble que même s'il avait bien été distribué à l'époque, il aurait floppé.

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  3. D'accord avec Mister Gutsy sur le (non) rapprochement avec "Night of the LD", et la poésie de Carnival (le coté sensuel par contre, ne m'a pas frappé..), d'accord avec Humungus (Un classique indispensable, une vraie claque)... Pas d'accord avec l'affiche, qui est un vrai "spoiler" ("she was a stranger among the living", tout est dit...) Un grand merci au Zomblard (et à MuadDib) pour ce superbe film :-)

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  4. C'est comme un mauvais rêve persistant surtout après l'éveil...peut adapté en son époque certe mais si pertinant de nos jours.
    Jeté trop vite au domaine publique.....;)
    Bravo



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