mercredi 3 avril 2013

R.I.P Jesús Franco

Décès du réalisateur Jesús Franco

mardi 2 avril 2013 - News - Stars
Jesús Franco, réalisateur spécialisé dans le cinéma bis d'horreur et d'érotisme, est décédé ce mardi 2 avril. Il était âgé de 82 ans.

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Avec Jean Rollin disparu le 15 décembre 2010, il faisait partie des rares cinéastes européens à s'être essayés au subtil mixage fantastique / érotisme avec des oeuvres telles que Les Nuits de Dracula (1970) et Les Prédateurs de la nuit (1988). Jesús Franco est décédé le mardi 2 avril 2013 à l'âge de 82 ans.

Né le 12 mai 1930 à Madrid, ce cinéaste d'origine espagnol compte plus de 170 réalisations à son actif, signées de l'un des 60 pseudonymes (parmi lesquels Jess Frank ou encore Jack Griffin) dont il usa au cours d'une carrière débutée sous le signe de l'horreur (L'Horrible Docteur Orloff en 1963). Mêlant volontiers l'érotisme à l'épouvante (Les Avaleuses en 1973), passant allégrement du polar (Chasse à la mafia en 1963) à l'anticipation (Miss Muerte en 1966), adaptant des classiques de la littérature fantastique (Dracula : Les Nuits de Dracula, Fu Manchu : Blood for Fu Manchu et The Torture Chamber of Fu Manchu, trois films interprétés par Christopher Lee), faisant même quelques incursions dans le porno (Deux soeurs vicieuses en 1977), Jesús Franco s'est imposé durant cinq décennies comme le maître incontesté du cinéma bis.

Une collaboration avec Orson Welles...

Tout au long de sa carrière, il n'a pas manqué de rendre hommage à ses pairs, de Fritz Lang à Jean-Luc Godard. Mais le réalisateur ne s'est pas contenté d'admirer, il a
également suscité l'intérêt de ses modèles. Ainsi, en 1965, Orson Welles lui a offert l'opportunité de superviser la deuxième équipe de tournage sur Falstaff. Par ailleurs, Jesús Franco a repris, au début des années 1990, le montage de l'adaptation de Don Quixote que Welles n'avait pu mener à son terme, faute de moyens. Ce travail le mobilisa un an et demi, une durée peu habituelle pour le metteur en scène, qui d'ordinaire signait trois à quatre longs métrages par an.

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5 commentaires:

  1. Ah zut ! Il y a 15 jours j'ai trouvé l'Horrible Docteur Orloff aux puces !! Bon ben c'est comme ça... il aura bien marqué le cinéma du genre ..

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  2. il y avait la quantité, parfois même des surprises de qualité, mais quel fun, on pouvait même attirer l'intellectuelle romehrienne aux films de franco qui pour des raisons qui me restent mystérieuses bénéficiait déjà d'une aura culte. Une genre de personnalité de cinéma qui manque aujourd'hui.

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  3. 82 ans et un paquet de coronas toutes les deux heures!!!!
    Une poignée de main très enthousiaste à vous arracher le bras.
    Un regard plein d'émotions et de flammes (et de femmes:).
    Ses films ont atteint la postérité comme les fumetis comme quoi le bis ça concerve n'en déplaise aux éléthistes mal léché^^

    L'expectase oui la gériatrie non non non!!!!



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  4. merci pour cet hommage à un cinéaste dont nombre de films restent à découvrir avec un plaisir d'autant plus grand qu'il mélange les genres du bis : érotisme, horreur, fantasrtique, gore, violence, rape, etc etc, vive la diversité !

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  5. J'appréciais bien ses apparitions hitchcockiennes dans ses films, alors qu'il se présentait souvent, et même invariablement, en homme de main curieux ('Les Nuits de Dracula'), assistant de chercheur fou ('La Malédiction de Frankenstein'), quand il ne se faisait pas simple philosophe désabusé du quotidien ('La Fille de Dracula').
    Un incontournable dans le genre !

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