lundi 5 août 2013

MIDNIGHT MOVIE

"Ce serait pas mal de retourner à Austin et de faire un tour au festival, même si je me rappelais pas de quoi parlait mon film - surement de zombies et de sexe. Et j'avais pas du tout envie de me retrouver devant une salle remplie de geeks fans de films gore. Mais j'avais besoin de fric."

Un réalisateur de films d’horreur, nommé Tobe Hooper, assiste à la projection de son premier film lors d’un festival de seconde zone. Ce film oublié, écrit et réalisé par Tobe lorsqu’il n’avait que quinze ans, n’a jamais été projeté en public.

Très vite les spectateurs sont victimes de phénomènes étranges, effrayants, à la limite de l'inconcevable. Leurs amis sont eux aussi touchés. Et les amis de leurs amis… Le phénomène se propage à toute vitesse, et les cadavres s’accumulent dans l’Amérique entière. 

Tobe comprend alors que pour arrêter cette épidémie, il devra remonter aux origines de ce film maudit, un film qu’on n’aurait jamais dû projeter à minuit. ...

Voici donc le pitch de ce bouquin vraiment original, jamais ennuyeux ça tient bien la route. Le livre est présenté dans le style témoignage-documentaire : on lit le point de vue et les pensées de plus ou moins tous les personnages que ce soit par mails, par twitter, par écrit dans un blog ou un journal intime, on a également des passages narrés mais on sait toujours qui parle puisque son nom est inscrit (façon script)... Et on retrouve quelques coupures de journaux; on pourrait presque se demander si ce n'est pas réel). Une façon de faire dans le style réaliste, comme si cela s'était réellement produit...  J'ai passé un excellent moment avec ce roman, un peu comme lorsque l'on regarde un film de survival horror : obnubilé par le gore et par l'histoire qui va crescendo. J'y ai pris beaucoup de plaisir !  

Je ne vous mets pas de lien pour le Dl, primo j'ai pas trouvé, et deuxio je l'ai pécho pour 2 euros chez Noz il y a un mois donc ça doit être trouvable facilement et sans être rétrograde je prèfère la version papier, cela dit si vous voulez proposer une version e-book, je mettrai le lien sans problème !!!!

Pour finir une Interview de Tobe Hooper trouvée chez "tuezlestous.com" datant de 2011




A l’occasion de la sortie en France, en avant première mondiale, de son premier roman Midnight Movie (aux éditions Michel Lafon), Tobe Hooper, le grand-père du cinéma d’horreur américain était dans la capitale pour en faire la promotion. 

La rédaction de Tuez-les-Tous a eu la chance et le plaisir de pouvoir l’interviewer, et de revenir ainsi sur ce nouvel attrait que sont les zombies et de comprendre un peu plus l’esprit (torturé) du réalisateur de Massacre à la Tronçonneuse !






Tuez Les Tous : Évidement, on est obligé de vous poser cette première question : comptez-vous réaliser prochainement un film sur les zombies ?
Tobe Hooper : Je ne sais pas, pour l’instant je n’ai aucun projet sur ce genre. Mais je n’exclus pas une possible adaptation de Midnight Movie au cinéma. Je cherche différentes approches du 7ème art, je fais des films dans un certain esprit.
Tuez Les Tous : Est-ce que Midnight Movie est votre premier roman ? Pourquoi s’être mis à écrire ?
Tobe Hooper  : Oui, il s’agit de mon premier roman. Le moment de l’écriture était venu pour moi, c’était en quelque sorte le destin, c’est pourquoi le film dans le livre s’appelle Destiny Express.
TLT : Vous êtes le personnage principal du livre, serait-il autobiographique ?
T.B : Oui, il y a de nombreux éléments autobiographiques, mais également beaucoup inventés, cependant issus de ma perception sur les gens, les autres, …
TLT : Destiny Express, le film maléfique du livre est-il une pure invention ?
T.B : Oui, c’est le cas, mais c’est le genre de film que j’aurais pu faire. Mon premier film, Abyss, n’a cependant rien à voir, mais on peut dire que Destiny Express est basé sur mon second film, Egghells.
TLT : L’histoire de votre livre raconte celle d’un film maudit qui transforme les spectateurs en zombie, existe-t-il d’autres films maléfiques selon vous ?
T.B : C’est tout à fait possible ! Dans ce monde étrange du cinéma, cela peut exister. Je n’ai pas d’exemple précis. J’espère seulement que les miens ne le sont pas !
TLT : Concernant la culture zombie, quelles ont été vos sources d’inspiration pour l’écriture de ce roman?
T.B : Je n’ai pas vraiment d’exemples précis qui m’ont aidé à écrire. J’ai surtout voulu raconter les aventures qui m’étaient arrivées dans la vie, les gens que j’avais croisés. J’ai beaucoup puisé dans la télé-réalité, dans les journaux télévisés aussi, qui ont pour moi un aspect viral. Ils arrivent vraiment à contrôler les esprits, et c’est ce que qui m’a motivé dans l’écriture d’un roman sur les zombies je pense. Mais les informations en masse sont en elles-mêmes des films d’horreur, tant par la violence que par l’aspect irréversible des images qu’elles projetaient. Un personnage qui meurt dans un film n’affecte pas les spectateurs, puisque ceux-ci vont revoir l’acteur vivant dans un autre film. Mais un homme mort aux infos n’a pas ce même effet. Les informations et les médias sont des sources d’inspiration pour mes films, et plus largement pour le cinéma d’horreur.
TLT : Revenons un peu sur votre carrière, pourquoi avoir choisi (et ne pas avoir encore quitté) les films d’horreur ?
T.B : En fait depuis Massacre à la tronçonneuse et son succès, on ne me propose que des films d’horreur. Mais j’aime ça, alors pourquoi pas ! Mais on peut dire que Massacre a guidé ma carrière et a changé ma vie. D’ailleurs Leather Face vient de mon médecin de famille qui avait disséqué le visage d’une de ses patientes décédée et l’avait porté pour Halloween.
TLT : A quel âge avez-vous eu envie de faire du cinéma ?
T.B : Mes parents possédaient un hôtel dans le Texas, avec autour de nombreux cinémas (quatre si mes souvenirs sont exacts). Les salles de cinéma sont en quelque sorte devenues mes baby-sitters. Je suis un peu tombé dedans, le cinéma est ma vie
TLT : Est-ce un plaisir pour vous de créer des cauchemars chez les spectateurs ?
T.B : Oui, mais c’est juste mon métier. Si je faisais du cinéma comique, cela me ferait plaisir de faire rire. D’ailleurs le livre Midnight comporte une part importante d’humour noir, j’en avais juste envie, c’était une sorte d’autocritique (rires).
TLT : Qu’est-ce qui vous a poussé à mettre en scène la peur, pourquoi vouloir toujours proposer cela au public ?
T.B : En fait, très jeune, ma famille au Texas a connu de nombreux décès. J’ai assisté à de nombreuses obsèques. A l’âge de 4 ou 5 ans, je savais ce qu’était un cercueil et ce qu’il y avait dedans. Une fois, on est allé à des funérailles, le corps était au milieu de la pièce. Je me suis éclipsé dans une autre salle. Lorsque j’ai allumé la lumière, j’ai découvert que la salle était remplie de cercueils d’enfants. Cette image m’a beaucoup travaillé, je pense qu’elle est à l’origine de ma carrière.
TLT : Cette anecdote me fait penser à une scène dans votre film Mortuary, quand justement la petite fille découvre un cercueil dans une salle, le cinéma serait-t-il pour vous un moyen pour exorciser vos peurs ?
T.B : C’est certain, comme Stephen King, j’évacue avec les images mes propres angoisses et mes propres peurs. Je reviens d’un tournage de 6 mois à Dubaï où je faisais un film sur les génies, (n.d.l.r. les Djins dans la culture musulmane). Ce sont des êtres qui vivent près de nous vous savez, ils nous voient, nous non, sauf certaines personnes. Personnellement, j’y crois.
TLT : Avez-vous vous même des cauchemars ?
T.B : Non pas spécialement. Mais je dois avouer que j’ai eu des nuits mouvementées sur le tournage. C‘est comme si quelque chose bouffait l’électricité, l’aspirait, mais nous n’avons pris aucun risque, nous avions des conseillers en spiritualité sur les plateaux.
TLT : Pourquoi cet attrait pour le Moyen-Orient, je pense justement à un film sur des fantômes présent à un festival du fantastique en France, à Gérardmer, Ultimate Patrol ?
T.B : Et bien, avant d’aller filmer là-bas, je ne connaissais pas vraiment ces croyances locales. Mais j’ai eu la chance de rencontrer de nombreux conseillers culturels qui ont aidé sur le tournage. J’ai commencé à m’y intéresser un peu plus, je trouve cela fascinant ! D’ailleurs pendant le tournage, il s’est passé des choses bizarres, au niveau électromagnétique. Des batteries se vidaient d’un coup, des voitures ou du matériel arrêtaient de fonctionner sans raison, cela faisait vraiment peur.
TLT : Question plus technique, comment avez-vous intégré des fantômes sur l’écran ?
T.B : Je n’utilise que peu d’effets spéciaux, je trouve qu’en mettre trop éloigne le spectateur du film. D’ailleurs ce prochain film se présente plus comme un triller psychologique, que comme un film d’horreur, mais ne vous inquiétez pas, vous aurez quand même peur !
TLT : Quelques infos sur les acteurs, une date de sortie peut être ?
T.B : Le film est encore en postproduction. Comme d’habitude, il y a peu d’acteurs connus. De nombreux comédiens de théâtres de Londres ou de Los Angeles, et beaucoup d’acteurs des Emirats également. L’équipe du tournage était réellement internationale, d’ailleurs le film est à moitié en anglais et à moitié en arabe. Néanmoins, avec le Printemps Arabe, beaucoup de grands acteurs ont dû décommander, comme Omar Sharif, qui a préféré rester en Egypte.
TLT : Plus généralement concernant le cinéma d’horreur, quelle est la meilleure recette d’un film ou d’un livre selon vous ?
T.B : La première chose, c’est l’identification des personnages. Il faut que le spectateur puisse s’identifier, et donc que les personnages aient des réactions « réalistes ». Si on brise ce concept, la magie de l’horreur est brisée…
TLT : … Mais pourtant, lorsque l’on regarde un film d’horreur, on se dit souvent que l’on aurait pas fait ceci ou cela…
T.B : (rires) Ce genre de film est donc mauvais.
TLT : Que pensez-vous de l’arrivée massive de la 3D dans le cinéma ? Envisagez-vous un film avec ce type de technologie ?
T.B : La 3D est vraiment cool, mais il faut que les films réalisés avec aient une histoire. L’expérience d’un film en 3D est vraiment amusante, et je trouve la technique extraordinaire. Je n’ai pas de projet pour le moment, mais pourquoi pas faire un film en 3D.
TLT : Dans votre livre, vous critiquez beaucoup les studios hollywoodiens et l’industrie cinématographique, les éléments que vous relevez dans votre roman ont-ils vraiment foi à Hollywood ?
T.B : Sans aucun doute ! Quand vous présentez un projet à des producteurs, ils ne peuvent pas s’empêcher de disséquer votre vision des choses. C’est très déstabilisant. Il faut toujours qu’il y ait beaucoup d’explication dans les films, mais pour moi, les gens ne sont pas bêtes et comprennent d’eux-mêmes. Les studios prennent les spectateurs pour des cons. Il faudrait laisser faire les réalisateurs et laisser parler les spectateurs. Mais je comprends qu’il faille des films commerciaux, je ne suis pas médisant sur ces réalisations, je n’ai pas de préjugés. Et sur le nombre important de film produit chaque année, certains sortent du lot. J’ai beaucoup aimé Inception par exemple.
TLT : Les films de zombies ont-ils un avenir pour vous ?
T.B : Je ne sais pas vraiment en fait. On peut faire une connexion entre films de zombie et films de vampires, qui marchent très bien aussi. Quand les uns montent, les autres descendent, et vice-versa.
TLT : Que pensez-vous d’ailleurs des séries de films d’horreur comme les Scream ou les Saw ? Et plus généralement, de la mode des remakes et des préquels, comme cela a été le cas avec Massacre ?
T.B : Ce genre de suites commence à se dégrader à partir des deuxièmes opus. L’argument mis en avant est que les jeunes ne regardent plus les vieux films, qu’il faut leur servir de nouvelles choses. Mais les remakes ne seront jamais faits dans les mêmes contextes que les films d’origine. On parle souvent de « re-imagination » de l’approches des films. Les réalisateurs tentent de retrouver les ambiances des premiers films mais n’y arrivent pas. Il y a des franchises qui marchent dans le cinéma. Avant, sans les progrès de la  technique, il fallait une véritable passion pour faire un film, aujourd’hui, c’est peut être un peu trop facile.
TLT : Revenons sur le roman, la fin de Midnight Movie laisse présager un tome 2, vous pensez écrire une suite ?
T.B : La fin laisse en effet la possibilité d’une suite de l’histoire, mais ce n’était pas le but et je n’en ai pas l’intention.
TLT : J’ai trouvé personnellement que la fin de votre livre était un peu bâclée, et je sais que nos lecteurs en aurait attendus plus. Pourquoi ne pas avoir donc terminé sur une tinte vraiment apocalyptique propre au genre ?
T.B : (rires un peu gênés de tout l’audience) Je ne veux pas spoiler le livre…
TLT : … oui mais je pense que nous avons tous lu le livre ici…
T.B : Je n’ai pas vraiment de réponses à cette question. Et vos lecteurs se rendront compte que la fin n’est pas totalement joyeuse. Au final, j’aime les happy-end voilà tout !

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